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		<title>FORMATION CLIMAT - LAVAL 24 JANVIER 2009</title>
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&lt;p&gt;FORMATION CLIMAT LAVAL 24 JANVIER 2009 Compte rendu par M.Marchand (Attac Nantes, ) La formation &#171; climat &#187;, organis&#233;e par les comit&#233;s locaux Attac vent d'ouest s'est d&#233;roul&#233;e le 24 janvier &#224; Laval. Une trentaine de participants &#233;taient pr&#233;sents, provenant principalement de Laval, Nantes, St Malo et Rennes. La journ&#233;e s'est d&#233;roul&#233;e en deux temps, le matin avec Claude Saunier, co-auteur des deux rapports du S&#233;nat, publi&#233;s en 2006 et 2007 sur le changement climatique, la transition...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cl44.site.attac.org/spip.php?rubrique32" rel="directory"&gt;R&#233;unions &#034;Vent d'Ouest&#034;&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;FORMATION CLIMAT LAVAL 24 JANVIER 2009&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte rendu par M.Marchand (Attac Nantes, )&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation &#171; climat &#187;, organis&#233;e par les comit&#233;s locaux Attac vent d'ouest s'est d&#233;roul&#233;e le 24 janvier &#224; Laval. Une trentaine de participants &#233;taient pr&#233;sents, provenant principalement de Laval, Nantes, St Malo et Rennes. La journ&#233;e s'est d&#233;roul&#233;e en deux temps, le matin avec Claude Saunier, co-auteur des deux rapports du S&#233;nat, publi&#233;s en 2006 et 2007 sur le changement climatique, la transition &#233;nerg&#233;tique et l'&#233;rosion de la biodiversit&#233;, l'apr&#232;s-midi avec Aur&#233;lien Bernier, ancien membre d'Attac et auteur de l'ouvrage &#171; Climat, Otage de la Finance &#187;. Les deux temps de la journ&#233;e &#233;taient donc articul&#233;s autour d'un bilan de situation et ensuite sur les m&#233;canismes financiers sp&#233;culatifs mis en &#339;uvre pour lutter contre les d&#233;r&#232;glements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Matin&#233;e avec Claude Saunier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la r&#233;flexion d'un parlementaire qui pr&#233;sente ce qu'il a appel&#233; la convergence de 3 crises (climat, &#233;nergie, biodiversit&#233;), avec une conviction que la crise environnementale est fondamentale et une crainte que la crise boursi&#232;re et &#233;conomique balaie les enjeux de la question environnementale. C'est aussi l'id&#233;e que la prise de conscience de la question &#233;cologique est faite et que l'on doit passer &#224; pr&#233;sent &#224; la traduction politique pour la r&#233;soudre. La &#171; pr&#233;histoire &#187; de la question environnementale remonte en fait &#224; tr&#232;s peu d'ann&#233;es, ann&#233;es 60 et 70 avec le rapport du Club de Rome (halte &#224; la croissance, nous vivons dans un monde fini o&#249; les ressources naturelles ne sont pas in&#233;puisables) et les avertissements de Ren&#233; Dumont. A pr&#233;sent la question &#233;cologique devient une question d'actualit&#233; avec, pour ce qui est le plus visible, le Grenelle de l'environnement, la Fondation de Nicolas Hulot. La question environnementale est un fait acquis, probl&#232;me plan&#233;taire majeur qui combine le r&#233;chauffement climatique, la transition &#233;nerg&#233;tique et l'&#233;rosion de la biodiversit&#233;. Cette combinaison de trois chocs constitue une alerte rouge. Le cours de l'Histoire peut s'en trouver modifier selon la nature des d&#233;cisions qui seront prises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Climat. L'&#233;volution du changement climatique se caract&#233;rise par sa brutalit&#233; et sa rapidit&#233;. L'ampleur est redoutable &#224; l'&#233;chelle d'un si&#232;cle, de 1,7 &#224; 4,0 &#176;C. L'origine de ce changement est sans conteste les activit&#233;s humaines, malgr&#233; la poursuite d'&#233;crits qui rel&#232;vent du &#171; n&#233;gationnisme &#187;. Ce changement va conduire &#224; une autre plan&#232;te par rapport &#224; celle que nous connaissons. Probablement les cons&#233;quences d'un tel changement sont sous-estim&#233;es, et la crainte d'un effet &#171; cliquet &#187; au-dessus d'un seuil d'&#233;l&#233;vation de la temp&#233;rature moyenne de 2&#176;C doit &#234;tre pris en consid&#233;ration. Au-del&#224; de ce seuil, on a toutes les raisons de croire &#224; un risque d'emballement du syst&#232;me climatique et non plus &#224; un &#233;tat d'auto-r&#233;gulation. Ce risque d'emballement peut se situer &#224; diff&#233;rents niveaux : (i) modification des grands courants oc&#233;aniques, (ii) modification de la photosynth&#232;se foresti&#232;re qui d&#233;pend de l'humidit&#233;, (iii) modification de l'alb&#233;do dans les zones arctiques par la disparition progressive des glaciers, (iv) d&#233;gagement dans l'atmosph&#232;re du m&#233;thane, puissant gaz &#224; effet de serre, suite au d&#233;gel du permafrost. Les faits attestent de nombreuses inqui&#233;tudes, la banquise arctique a r&#233;tr&#233;ci de 46% en 10 ans, les catastrophes climatiques sont six fois plus importantes en 30 ans, passant de 65 en 1970 &#224; pr&#232;s de 400 en 2005. Cette d&#233;r&#233;gulation climatique violente conduit &#224; des cons&#233;quences &#233;conomiques dramatiques, &#233;valu&#233;es &#224; 350 G$[1] en 2005 (1% du PIB mondial), atteignant &#224; l'horizon 2050 la somme de 5 500 G$ (10% du PIB mondial)[2]. Les causes doivent &#234;tre recherch&#233;es dans la nature m&#234;me de notre civilisation thermo-industrielle, marqu&#233;e par un consommation excessive d'&#233;nergie. Tous les secteurs de la vie &#233;conomique sont concern&#233;s, ainsi que tous les continents (tout en consid&#233;rant de fortes variabilit&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question &#233;nerg&#233;tique. La consommation d'&#233;nergie ne peut &#234;tre analys&#233;e sans prendre en consid&#233;ration l'&#233;volution d&#233;mographique de notre monde (1 milliard d'habitants en 1800, 1,5 milliards en 1900, 6 milliards en 2000 et 9 milliards &#224; l'horizon 2050). La consommation d'&#233;nergie est tr&#232;s disparate selon les pays. La consommation annuelle par habitant est de 8 tep[3] aux Etats Unis, 4 tep en Europe, elle reste tr&#232;s faible en Chine 0,7 tep et en Inde 0,2 tep. Cette &#233;nergie consomm&#233;e est &#224; 90% d'origine fossile (p&#233;trole, gaz, charbon). La consommation en p&#233;trole est aujourd'hui de 83 millions de barils[4] par jour et les pr&#233;visions donnent une consommation de 138 millions de barils par jour en 2030. Cette consommation (demande) doit &#234;tre confront&#233;e &#224; l'offre qui n'est pas in&#233;puisable, les chiffres avanc&#233;s sur la pr&#233;sence des ressources fossiles sont de 50 &#224; 60 ans pour le p&#233;trole et le gaz, et de 250 ans pour le charbon[5]. Les &#233;l&#233;ments dont on dispose montrent que la poursuite d'une telle croissance bas&#233;e sur une consommation &#233;nerg&#233;tique toujours plus importante conduit &#224; aller droit dans le mur. Les effets en seront redoutables, &#233;conomiques (prix &#224; la hausse), &#233;cologiques (effets sur le climat et la biodiversit&#233;), politiques (d&#233;pendance, tensions, conflits arm&#233;s) et soci&#233;taux (in&#233;galit&#233;s, nouvelles fractures sociales, prix tr&#232;s fort &#224; payer pour les g&#233;n&#233;rations futures).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Biodiversit&#233;. L'&#233;rosion de la biodiversit&#233; constitue le 3&#232;me choc. Le mot est r&#233;cent, il entre dans le domaine public au moment du Sommet de Rio en 1992. Il repr&#233;sente la richesse biologique de la plan&#232;te. Cette richesse est largement sous-estim&#233;e, en attestent de r&#233;centes d&#233;couvertes, soit dans des lieux inconnus (ex. fonds des oc&#233;ans), soit sur des sites connus mais non &#233;tudi&#233;s (ex. canop&#233;e des arbres). En terme d'esp&#232;ces, on avance le chiffre de 14 millions. La biodiversit&#233; n'est pas uniforme, on recense environ 25 grands lieux sensibles (&#171; hotspots &#187;). Les travaux pour suivre l'&#233;volution de la richesse biologique du monde vivant traduisent une &#233;rosion acc&#233;l&#233;r&#233;e, ce qui suscite une vive inqui&#233;tude. Quelques chiffres peuvent situer l'ampleur de cette &#233;rosion : 37% en 30 ans dans les milieux continentaux humides, 7% en 50 ans dans l'Atlantique nord, 20% en 30 ans dans les r&#233;cifs coralliens, 30 &#224; 70 % de l'avifaune en Europe sur 30 ans. Si l'on veut donner un chiffre global, retenons une &#233;rosion de la biodiversit&#233; de 30% en 30 ans. Les causes sont multiples : causes anthropiques, occupation des espaces. La d&#233;forestation en est un exemple, surtout dans les zones tropicales, la surexploitation des ressources de p&#234;che constitue un second exemple tr&#232;s marquant. La fin des p&#234;ches oc&#233;aniques est programm&#233;e en 2050 par la FAO si l'on poursuit l'exploitation de la m&#234;me mani&#232;re pour les esp&#232;ces consomm&#233;es et la p&#234;che minoti&#232;re (conduisant &#224; la farine de poisson pour alimenter les esp&#232;ces cultiv&#233;es en aquaculture). Les fortes pressions d'occupation des espaces repr&#233;sentent une cause tr&#232;s importante de cette &#233;rosion de la biodiversit&#233;, chaque jour en France 165 hectares d'espaces naturels disparaissent. En 2050, l'humanit&#233; aura besoin de doubler ses ressources biologiques. Depuis 1990, l'humanit&#233; puise dans les &#233;cosyst&#232;mes naturels plus que ceux-ci ne sont capables de produire. Que faire devant une telle situation ? Les solutions sont globales et autant locales. A l'&#233;chelle internationale, il faut &#224; terme int&#233;grer la biodiversit&#233;, comme le co&#251;t carbone, dans les r&#232;gles de l'OMC pour les &#233;changes internationaux. A des &#233;chelles nationale ou locale, introduire des outils de fiscalit&#233; adapt&#233;s et promouvoir le resserrement de l'habitat urbain. L'alimentation en eau potable de la ville de New-York constitue un exemple int&#233;ressant (pr&#233;f&#233;rence &#224; la protection de bassins versants naturels permettant l'acheminement d'une eau naturellement propre &#224; l'investissement sur des stations de d&#233;pollution massives). Il y a tout lieu de craindre les cons&#233;quences sur l'utilisation des agro-carburants pr&#244;n&#233;s par l'Union europ&#233;enne (bilan carbone douteux, perte de diversit&#233; biologique par l'extension industrielles de mono-cultures, mise en comp&#233;tition d'une agriculture au service de l'&#233;nergie et non plus au service de l'alimentation, accentuation des in&#233;galit&#233;s sociales entre exploitations agro-industrielles et agriculture vivri&#232;re pour le monde paysan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bats&lt;/strong&gt;. Le d&#233;bat a &#233;t&#233; tr&#232;s vari&#233;, soit pour approfondir la situation d&#233;crite de la question environnementale, soit pour souligner des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; une telle situation. Sur la crise elle-m&#234;me, des compl&#233;ments ont &#233;t&#233; apport&#233;s, les craintes sanitaires par le d&#233;veloppement d'agents pathog&#232;nes, de virus, li&#233; autant au r&#233;chauffement climatique qu'aux cons&#233;quences d'une modification drastique de la richesse du vivant. Des interrogations sont &#233;mises sur les messages a minima du GIEC[6] concernant les cons&#233;quences du changement climatique, faisant dire que la r&#233;alit&#233; est toujours pire que les conclusions du GIEC. Par rapport &#224; la biodiversit&#233;, il faudrait mettre en place une structure analogue, un GIEC &#171; biodiversit&#233; &#187; capable de faire ce travail d'analyse, de synth&#232;se, d'expertise n&#233;cessaire devant les enjeux majeurs expos&#233;s pr&#233;c&#233;demment. Il faut, pour certains, poursuivre la r&#233;flexion, par exemple &#233;valuer le lien entre la d&#233;forestation et notre mode de vie. Il est sugg&#233;r&#233; &#233;galement de faire soi-m&#234;me un bilan carbone, ce qui peut constituer un bon point de d&#233;part pour une conscience &#233;cologique. Cette suggestion lance le d&#233;bat entre l'action individuelle et l'action collective, sur lequel le consensus n'existe pas r&#233;ellement. Il est rappel&#233; le r&#244;le que peuvent jouer les associations pour faire bouger les choses au niveau local. D'une mani&#232;re tr&#232;s g&#233;n&#233;rale, la phase de d&#233;nonciation de la crise environnementale a &#233;t&#233; faite, suffisamment de textes, d'ouvrages, d'&#233;missions dans les m&#233;dias existent. La question &#224; pr&#233;sent est la traduction politique que l'on peut en faire, sachant qu'il faudra &#234;tre clair sur plusieurs id&#233;es fondamentales, comme la croissance et la d&#233;croissance (encore faut-il en d&#233;finir clairement les termes). La traduction politique am&#232;ne &#224; s'interroger sur le sens des politiques lib&#233;rales toujours poursuivies au niveau de l'Union europ&#233;enne et les cons&#233;quences environnementales qu'elles entra&#238;nent. La m&#234;me interrogation subsiste au niveau national, comment concilier la pr&#233;servation de l'environnement dans une politique des territoires bas&#233;e sur la comp&#233;titivit&#233;. La disparition de la DATAR indique qu'il n'existe plus une politique d'am&#233;nagement du territoire. La r&#233;flexion politique montre bien le lien &#233;troit entre soci&#233;t&#233; et nature, entre social et environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;apr&#232;s-midi avec AURELIEN BERNIER.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apr&#232;s-midi a &#233;t&#233; l'occasion de donner la parole &#224; un militant qui s'est interrog&#233; sur l'un des fondamentaux d'ATTAC, comment la sp&#233;culation financi&#232;re s'est empar&#233;e de la question environnementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapports entre l'&#233;conomie et l'environnement. Trois p&#233;riodes essentielles peuvent &#234;tre d&#233;gag&#233;es depuis la r&#233;volution industrielle. Si l'&#233;cole des physiocrates au 17&#232;me si&#232;cle place la nature, la pr&#233;servation des ressources naturelles, au sein de la th&#233;orie &#233;conomique sous la forme de cercles concentriques (nature&#224; soci&#233;t&#233; &#224; &#233;conomie), l'&#233;conomie n&#233;o-classique balaie toute pr&#233;occupation environnementale, consid&#233;rant les ressources naturelles comme illimit&#233;es. Le marxisme fera de m&#234;me. Une seconde p&#233;riode intervient au d&#233;but des ann&#233;es 1970, marqu&#233;es par les interrogations du club de Rome &#224; la fin des ann&#233;es 60 (&#171; halte &#224; la croissance &#187;), et la tenue de la premi&#232;re conf&#233;rence mondiale sur l'environnement &#224; Stockholm en 1972. Les Nations Unies veulent travailler alors sur la base d'un nouveau concept, celui de l'&#233;co-d&#233;veloppement. Ce concept est condamn&#233; par les Etats-Unis (H. Kissinger) qui lui substitue celui qui va devenir le d&#233;veloppement durable, d&#233;veloppement bas&#233; sur la technoscience et la responsabilit&#233; individuelle des entreprises[7]. Les 3 cercles traduisant l'&#233;conomie, le social et l'environnement dont la partie commune symbolise le d&#233;veloppement durable, ne pr&#233;sentent aucune hi&#233;rarchie. Cette phase, construite &#224; grand renfort de plaidoyer m&#233;diatique, n'a abouti qu'&#224; &#171; verdir &#187; les activit&#233;s des entreprises et &#224; organiser et structurer de puissants lobbies industriels. On ne peut que penser &#224; la r&#233;flexion du &#171; Gu&#233;pard [8] &#187; face &#224; la transformation de la soci&#233;t&#233; sicilienne au moment de l'ind&#233;pendance italienne : &#171; tout doit changer pour que rien ne change &#187;. Le mot d'ordre des lobbies est simple : pas de r&#233;glementation, pas de taxes environnementales. Ces mots d'ordre trouvent leur cons&#233;cration avec la mise en &#339;uvre des politiques n&#233;o-lib&#233;rales &#224; la fin des ann&#233;es 1970 en Grande Bretagne avec M. Thatcher (TINA = &#171; there is no alternative &#187;) et au d&#233;but des ann&#233;es 1980 aux Etats-Unis avec R. Reagan (&#171; l'Etat n'est pas la solution, c'est le probl&#232;me &#187;). L'Union europ&#233;enne embo&#238;te le pas des politiques n&#233;o-lib&#233;rales avec l'adoption de l'Acte Unique en 1985, la pr&#233;sentation d'un trait&#233; constitutionnel pour l'Europe (TCE) en 2005 et aujourd'hui le trait&#233; de Lisbonne. Durant cette p&#233;riode, 20 ans, on peut observer un infl&#233;chissement de tous les indicateurs environnementaux. Non seulement, les probl&#232;mes environnementaux ne sont pas r&#233;solus, mais ils s'aggravent et le point d'orgue, pourrait-on dire, est la menace d'un grave d&#233;r&#232;glement climatique (rapport du GIEC en 2001). La troisi&#232;me p&#233;riode, commence &#224; partir des ann&#233;es 2000, celle qu'Aur&#233;lien Bernier intitule l'&#233;colo-lib&#233;ralisme, celle qui pr&#244;ne la mise en &#339;uvre de la &#171; croissance verte &#187; (on peut tirer de nouveaux profits, non plus en polluant, mais en d&#233;polluant) et financiarise la crise environnementale avec la mise en &#339;uvre du Protocole de Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur quelle th&#233;orie &#233;conomique s'appuyer ? L'&#233;conomie de l'environnement est la gestion des externalit&#233;s qui peuvent &#234;tre positives (ex. les abeilles d'un apiculteur qui butinent rend ainsi un service aux agriculteurs par la pollinisation des plantes) ou n&#233;gatives (ex ; la d&#233;pollution d'un cours d'eau est &#224; la charge de la collectivit&#233;). Cette gestion des externalit&#233;s (essentiellement n&#233;gatives) est th&#233;oris&#233;e par Cecil Pigou (&#233;conomiste anglais) dans les ann&#233;es 1920 en proposant l'instauration de taxes, ce qui n&#233;cessite l'intervention de l'Etat (il prend comme exemple les effets des escarbilles des locomotives &#224; vapeur qui peuvent d&#233;clencher des incendies dans les champs et for&#234;ts &#224; proximit&#233; des voies ferr&#233;es : la compagnie des chemins de fer paie une taxe &#224; la hauteur des effets n&#233;gatifs sur l'environnement voisin, pouvant induire une politique de pr&#233;vention du rejet des escarbilles &#224; l'ext&#233;rieur des locomotives). Quarante ans plus tard, un autre &#233;conomiste anglais Donald Coase d&#233;molit la th&#232;se de Pigou, estimant que le syst&#232;me n'est pas efficace, du fait de l'intervention de l'Etat. Il est en effet pr&#233;f&#233;rable d'affirmer un droit &#224; l'environnement (celui de ne pas br&#251;ler les champs et les for&#234;ts sous l'effet des escarbilles), mais de laisser les parties prenantes (chemin de fer et propri&#233;taires riverains) s'engager dans une n&#233;gociation qui aboutira &#224; d&#233;terminer un co&#251;t minimum des atteintes &#224; l'environnement. Cette approche met en place un march&#233; des droits sur l'environnement. Donald Coase est ainsi en quelque sorte le p&#232;re fondateur du march&#233; des droits &#224; polluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise en place du march&#233; des droits &#224; polluer. Le syst&#232;me se met r&#233;ellement en place aux Etats-Unis avec la mise en &#339;uvre (d'une mani&#232;re moins contraignante par rapport au texte initial) de la loi sur la qualit&#233; de l'air (Air Pollution Act), en instaurant un march&#233; national des &#233;missions de dioxyde de soufre (SO2). Il est vers&#233; &#224; deux industriels A et B des allocations de droits d'&#233;missions correspondant aux objectifs &#224; atteindre. Si A investit et r&#233;duit ses &#233;missions, il a possibilit&#233; de revendre ses droits &#224; l'usine B qui a d&#233;pass&#233; son quota. Au final, les deux usines adoptent des strat&#233;gies diff&#233;rentes, mais l'objectif global (performance de A+B) est atteint. Fort de cette exp&#233;rience, une nouvelle fois les Etats-Unis impose leur mani&#232;re de faire au moment de la n&#233;gociation du Protocole de Kyoto[9] en 1997, dont l'objectif est de lutter contre le d&#233;r&#232;glement climatique, en r&#233;duisant les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (CO2). Le Protocole de Kyoto est int&#233;ressant &#224; consid&#233;rer &#224; deux titres, son objectif totalement insuffisant par rapport aux enjeux r&#233;els, la financiarisation de sa mise en &#339;uvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif est largement insuffisant. Le GIEC demande de r&#233;duire d'un facteur 2 les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES) &#224; l'horizon 2050 pour &#233;viter un d&#233;r&#232;glement climatique majeur. Kyoto affiche comme objectif une diminution de 5,2% pour 2012 (par rapport aux &#233;missions de l'ann&#233;e 1990 consid&#233;r&#233;e comme r&#233;f&#233;rence). En fait, pour les pays signataires du protocole (qui s'applique &#224; partir de 2008), l'engagement de r&#233;duction est d&#233;j&#224; atteint dans la d&#233;cennie des ann&#233;es 1990, avec l'effondrement des &#233;conomies (souvent tr&#232;s polluantes) des pays de l'Europe de l'Est[10]. En r&#233;alit&#233;, Kyoto vise, au mieux, &#224; stabiliser les &#233;missions de GES (ce qui n'est m&#234;me pas le cas comme cela est montr&#233; par la suite). &lt;br class='manualbr' /&gt;La mise en &#339;uvre du Protocole (pour le faible objectif qui lui est assign&#233;) est bas&#233;e sur deux m&#233;canismes distincts : le march&#233; des droits &#224; polluer et la mise en place de d&#233;veloppement propre. Les deux m&#233;canismes sont distincts mais concourent au m&#234;me objectif. Le march&#233; des droits &#224; polluer se met &#224; place sur la base des permis d'&#233;missions globales attribu&#233;s &#224; chaque Etat. Celui-ci distribue ces droits d'&#233;mission aux grandes entreprises polluantes (ciment, chimie, sid&#233;rurgie, production d'&#233;nergie,&#8230;), que l'on traduit par un plan national d'allocation des quotas (PNAQ). Ces allocations de quotas sont gratuites (ceci instaure d'une certaine mani&#232;re un droit de polluer). Ce sont des titres interchangeables (comme on l'a vu pr&#233;c&#233;demment). Se cr&#233;e ainsi un march&#233; et un syst&#232;me de bourse &#171; carbone &#187; et cette logique comptable est int&#233;gr&#233;e dans le bilan des entreprises. Le second m&#233;canisme est celui du d&#233;veloppement propre (MDP). Il concerne notamment et surtout (parce que le plus juteux) des investissements dans les pays non concern&#233;s par le Protocole de Kyoto (pays &#233;mergents comme la Chine, l'Inde, la Cor&#233;e, le Br&#233;sil, et pays en d&#233;veloppement) pour r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Cette politique d'investissement hors du champ direct des pays concern&#233;s par le Protocole de Kyoto, permet aux entreprises de b&#233;n&#233;ficier de cr&#233;dits carbone. L'entreprise peut utiliser ces cr&#233;dits carbone pour sa propre utilisation (elle peut donc continuer &#224; polluer) ou les revendre (on entre cette fois dans la sp&#233;culation financi&#232;re). Par les deux proc&#233;d&#233;s PNAQ (droits d'&#233;missions gratuits) et MDP (cr&#233;dits carbone suite &#224; des investissements dans des pays tiers), la mise en place d'une bourse carbone (n&#233;gociation des titres) aboutit &#224; donner une valeur &#224; la tonne de carbone. L'Union europ&#233;enne a cr&#233;&#233; son propre march&#233; carbone en 2005 (pour une mise en jambe du Protocole de Kyoto qui d&#233;bute en 2008). Le prix de la tonne de carbone se n&#233;gocie au d&#233;part autour de 20 &#224; 25 &#8364;. En 2006, on r&#233;alise que les allocations gratuites, attribu&#233;es par les Etats (PNAQ), ont &#233;t&#233; trop g&#233;n&#233;reuses, la demande s'effondre, le prix &#233;galement et la tonne de carbone finit fin 2007 &#224; 0,02 &#8364;, le prix de la transaction. Le prix de l'environnement est devenu &#233;gal &#224; z&#233;ro !! Malgr&#233; tout, le syst&#232;me est mis en place, on sp&#233;cule sur la hausse de la tonne de carbone (diminution probable des droits d'&#233;missions des PNAQ), l'investissement MDP est tr&#232;s int&#233;ressant dans les pays &#233;mergents[11] (la r&#233;duction d'une tonne de carbone correspond &#224; un investissement d'environ 3 &#8364; en Chine, alors qu'il est de 80 &#8364; en Europe). Le syst&#232;me se consolide, la Banque mondiale cr&#233;e le premier fond de pension &#171; carbone &#187; (investissement de 2 milliards &#8364;). D'autres fonds apparaissent, visant &#224; sp&#233;culer sur la bourse carbone. Quel r&#233;sultat dans ce contexte de financiarisation de l'environnement : les &#233;missions mondiales de gaz &#224; effet de serre ont augment&#233; de 35% en 10 ans (1997 &#8211; 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation inextricable mais aussi des solutions possibles. Aujourd'hui, les pays riches n'arrivent pas &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Par ailleurs, les produits fabriqu&#233;s dans les pays du Sud, mais consomm&#233;s dans les pays du Nord p&#232;sent 20% des &#233;missions mondiales de gaz &#224; effet de serre. On ne peut que constater l'impuissance &#224; sortir d'un tel syst&#232;me. Ceci est largement du &#224; la prise du pouvoir des multinationales gr&#226;ce au libre &#233;change international. Les solutions possibles ne peuvent passer que par la rupture avec le libre &#233;change int&#233;gral, la remise en place de barri&#232;res tarifaires, la n&#233;cessit&#233; de r&#233;introduire le co&#251;t des externalit&#233;s. Au niveau national, un grand nombre d'outils existent et peuvent &#234;tre mis en place (fiscalit&#233; environnementale, taxation, conditions d'attribution des march&#233;s publics (15% du PIB), conditionnement des aides publiques aux entreprises. La mise en question des politiques de l'Union europ&#233;enne ne doit plus &#234;tre une question taboue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bats&lt;/strong&gt;. La longueur des d&#233;bats a clairement montr&#233; que la question environnementale n'est plus une question &#233;cologique, elle est transverse &#224; toute politique et touche aux domaines &#233;conomique et social. Plusieurs questions ont &#233;t&#233; d&#233;battues : la traduction politique de la question environnementale, le r&#244;le de l'Etat, la question europ&#233;enne, les effets de la crise financi&#232;re, le probl&#232;me de la d&#233;mocratie, la question des &#233;changes commerciaux et le protectionnisme, les probl&#232;mes de souverainet&#233; alimentaire, les m&#233;canismes des droits &#233;changeables &#224; polluer sur nos comportements individuels. Tout cet ensemble a donn&#233; lieu &#224; des &#233;changes vari&#233;s, suscitant des points d'accord et de d&#233;saccord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#244;le de l'Etat : on ne peut que constater l'impuissance (ou la complicit&#233;) de l'Etat vis-&#224;-vis des multinationales qui dictent les r&#232;gles du jeu actuel. Si l'Etat a pour vocation d'incarner le bien commun, il a perdu la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise financi&#232;re : la violence pr&#233;visible de la crise financi&#232;re et &#233;conomique va modifier la situation actuelle et risque fort de perturber les institutions de l'Union europ&#233;enne. Tout est possible. Sur la question environnementale du climat, la Conf&#233;rence de Poznan qui vise &#224; pr&#233;parer le post-Kyoto (Conf&#233;rence de Copenhague, fin 2009) n'a rien donn&#233;. Le seul &#233;l&#233;ment tangible pour les mois &#224; venir va d&#233;pendre des d&#233;cisions qui seront prises aux Etats-Unis avec la nouvelle administration am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#244;le de l'Union europ&#233;enne : cette question est pr&#233;pond&#233;rante. Le paquet &#171; climat - &#233;nergie &#187; vot&#233; en d&#233;cembre 2008 pour lutter contre le r&#233;chauffement climatique, symbolis&#233; par le 3 x 20[12], est d&#233;j&#224; mis &#224; mal par la crise financi&#232;re et &#233;conomique (l'environnement redevient secondaire, A. Merkel affirme que rien ne sera accept&#233; qui p&#233;naliserait l'&#233;conomie allemande, d&#233;clarations similaires en Italie et dans les pays de l'Est). Mais le paquet &#171; climat &#8211; &#233;nergie &#187; ne remet en aucune fa&#231;on en cause la financiarisation du syst&#232;me (march&#233; carbone) et suscite des craintes sur le d&#233;veloppement des agrocarburants (cons&#233;quences sur la crise et la souverainet&#233; alimentaire des pays du Sud). Le paquet &#171; climat &#8211; &#233;nergie &#187; reste fondamentalement une d&#233;claration d'intentions, sans contraintes. Les quotas d'&#233;mission, envisag&#233;s payants initialement, continueront &#224; &#234;tre gratuits pour les activit&#233;s hautement concurrentielles. Les seuls quotas payants concerneront les producteurs d'&#233;lectricit&#233;, sommes qui seront r&#233;introduites dans la facture des usagers. La politique environnementale de l'Union europ&#233;enne pose question. Toutefois, la question du maintien ou de la sortie de l'Union europ&#233;enne ne fait pas consensus, surtout par les temps qui appellent &#224; un non isolement. Mais cette interrogation sur la sortie de l'Union europ&#233;enne repr&#233;sente pour d'autres une pens&#233;e audacieuse et forte. L'Union europ&#233;enne a &#233;t&#233; construite pour que la souverainet&#233; populaire ne puisse s'exprimer. La question de la d&#233;mocratie est &#233;galement pos&#233;e dans les institutions actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce international : le discours n&#233;o-lib&#233;ral attribue la d&#233;gradation de l'environnement &#224; la pauvret&#233; qui doit &#234;tre combattue par le d&#233;veloppement du commerce. Les r&#232;gles du libre &#233;change de l'OMC ignorent la question environnementale (hors de son champ de comp&#233;tence). Par rapport &#224; une logique purement marchande du monde, il existe des biens publics mondiaux qu'il convient de pr&#233;server. L'acc&#232;s aux droits fondamentaux (habitat, eau, sant&#233;, &#233;ducation) doit &#234;tre r&#233;affirm&#233; et par rapport &#224; ceux-ci, il n'y a rien &#224; attendre de l'OMC qui ne traite que du commerce. Il est probablement n&#233;cessaire d'envisager un retour &#224; un certain protectionnisme et les peuples sont parfaitement capables d'en comprendre les enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souverainet&#233; alimentaire : la question agricole, la crise alimentaire, la souverainet&#233; alimentaire sont &#233;troitement li&#233;s &#224; la fa&#231;on dont la question environnementale est trait&#233;e : cons&#233;quences du d&#233;r&#232;glement climatique, sp&#233;culation sur l'occupation des espaces, d&#233;veloppement des mono-cultures intensives pour la production des agrocarburants. Le compte-rendu de la d&#233;l&#233;gation Via Campesina[13] &#224; la conf&#233;rence de Poznan apporte un &#233;clairage. Parmi les sujets discut&#233;s, la for&#234;t est incluse dans les m&#233;canismes de commerce du carbone. Ceci signifie que les pays du nord ont la possibilit&#233; d'acheter des droits &#224; &#233;mettre du carbone en donnant de l'argent &#224; des projets de reforestation. En d'autres termes, des entreprises vont prendre un pouvoir de contr&#244;le sur les for&#234;ts dans les pays du sud pour vendre des cr&#233;dits carbone vers les pays d&#233;velopp&#233;s du nord. Les plantations d'arbres sont consid&#233;r&#233;es comme des for&#234;ts et les droits des populations sur les territoires de for&#234;ts ne sont pas reconnus (malgr&#233; la protestation des repr&#233;sentants indig&#232;nes). Ce m&#233;canisme m&#232;ne dores et d&#233;j&#224; &#224; des expropriations et conduit &#224; une sp&#233;culation &#233;norme sur les for&#234;ts. De mani&#232;re analogue, la banque mondiale demande que les terres agricoles soient &#233;galement incluses dans le m&#233;canisme de commerce du carbone. Cela peut tout autant mener &#224; des expropriations massives de terres, ce qui est tr&#232;s inqui&#233;tant pour les paysans dans le monde entier. Des entreprises proposent d&#233;j&#224; de l'argent aux ONG pour soutenir ce m&#233;canisme, en pr&#233;tendant que les paysans pourront profiter de la vente des cr&#233;dits carbone. Tous ces m&#233;canismes de commerce du carbone discut&#233;s &#224; Poznan signifient que les pays industrialis&#233;s vont pouvoir continuer comme avant. Le march&#233; du carbone ouvre un &#233;norme nouveau march&#233; pour l'investissement et le monde des affaires consid&#232;re que l'&#233;conomie verte soutenue par les cr&#233;dits carbone pourrait relancer l'&#233;conomie et le &#171; d&#233;veloppement &#187; dans le cadre n&#233;o-lib&#233;ral actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences sur nos comportements individuels : la question de la financiarisation des droits &#224; &#233;missions des gaz &#224; effet de serre pour les collectivit&#233;s (universit&#233;s, h&#244;pitaux), les transports et nos comportements individuels (droits &#224; polluer) a de quoi inqui&#233;ter. Cette approche, en droit fil de la logique des m&#233;canismes d'&#233;changes et d'achats des droits &#224; polluer, a d&#233;j&#224; fait l'objet d'un d&#233;bat au parlement britannique et constitue une formidable machine &#224; in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction politique : il faut &#224; pr&#233;sent politiser la question de l'environnement, dont la crise actuelle n'est qu'une des facettes de l'ensemble des crises qui secoue la plan&#232;te : financi&#232;re, &#233;conomique, sociale, alimentaire. Le front &#233;cologique qui s'est constitu&#233; en vue des &#233;lections europ&#233;ennes, noie la r&#233;flexion politique par une alliance du centre droit au courant altermondialiste. La majorit&#233; du mouvement des Verts soutien le processus du march&#233; des droits &#224; polluer, par rapport aux taxes. Ce front risque d'&#234;tre tr&#232;s inefficace par rapport &#224; la gravit&#233; de la question environnementale. Les lib&#233;raux ont r&#233;ussi &#224; faire croire que la crise &#233;cologique n'&#233;tait pas li&#233;e au lib&#233;ralisme . En r&#233;alit&#233;, il faut lier la crise &#233;cologique avec le lib&#233;ralisme et exiger des d&#233;cisions politiques. La question politique centrale est probablement la sortie du capitalisme pour sauver la plan&#232;te comme l'indique le dernier ouvrage de H. Kempf. La &#171; croissance verte &#187; constitue un leurre du syst&#232;me actuel. On ne parle plus gu&#232;re d'&#233;conomie d'&#233;nergie. La tendance n'est pas g&#233;n&#233;rale, le parti de gauche (PG) int&#232;gre par exemple le sc&#233;nario &#171; n&#233;gawatt &#187; dans son programme. En tout &#233;tat, aujourd'hui, il n'est plus possible de dissocier l'&#233;cologie de la question politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Informations compl&#233;mentaires. Le Pr&#233;sident bolivien, Evo Morales, souhaite organiser en Bolivie (f&#233;vrier ou mars 2009) une r&#233;union internationale avec des mouvements sociaux sur le changement climatique. Le r&#233;seau &#171; Climate Justice Now &#187; (CJN) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; la Conf&#233;rence de Bali sur le climat en d&#233;cembre 2007, &#224; l'initiative notamment de Via Campesina, 160 organisations sont signataires de sa d&#233;claration de principe. Si les membres de CJN sont d'accord pour dire que Kyoto est un &#233;chec et que ce qui est en n&#233;gociation est insuffisant pour arr&#234;ter le d&#233;r&#232;glement climatique, l'unanimit&#233; n'est pas faite pour d&#233;noncer le commerce du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentaire personnel : un regret, cette journ&#233;e n'a pas &#233;t&#233; l'occasion de traduire une action militante Attac, &#224; l'occasion des enjeux des futures &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] G$ = milliard de dollar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] rapport Stern&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] tep = tonne &#233;quivalent p&#233;trole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] baril = 137 litres de p&#233;trole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] de tels chiffres doivent &#234;tre pris avec la prudence qu'il convient, l'importance des r&#233;serves de p&#233;trole sont &#224; consid&#233;rer &#233;galement en fonction du prix que l'on est pr&#234;t &#224; payer pour continuer &#224; avoir cette &#233;nergie fossile (exemple schistes bitumineux de l'Am&#233;rique du nord).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] GIEC = groupe d'experts intergouvernementale sur l'&#233;volution du climat (ce groupe repr&#233;sente environ 2000 experts).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Il est int&#233;ressant de faire le parall&#232;le entre cette attitude des Etats-Unis dans les ann&#233;es 1970, avec le m&#234;me refus de ratifier la Charte de La Havane en 1948 qui pr&#244;nait l'institution d'une Organisation internationale du commerce, bas&#233;e sur une politique de coop&#233;ration et non de concurrence et de libre &#233;change. , aboutissant &#224; ce que nous connaissons, l'organisation mondial du commerce (OMC) &#224; laquelle s'est ralli&#233;e l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] R&#233;f&#233;rence au livre de Lampedusa ou au film de Visconti avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Au tout d&#233;but la Commission europ&#233;enne d&#233;fendait une position bas&#233;e sur des taxes (application en quelque sorte de la th&#233;orie de Pigou). La d&#233;l&#233;gation am&#233;ricaine, conduite par Al Gore (vice pr&#233;sident des Etats-Unis &#224; l'&#233;poque de Clinton, candidat ensuite malheureux au moment de l'&#233;lection de G.W. Bush, et auteur &#224; succ&#232;s du film &#171; La V&#233;rit&#233; qui d&#233;range &#187;, ce qui lui vaudra d'obtenir le Prix Nobel de la Paix !!) imposait une nouvelle fois une position unilat&#233;rale des Etats-Unis dans le cadre d'une n&#233;gociation internationale, et cei avec le soutien des grands lobbies industriels (une nouvelle fois, les Etats-Unis impose leur vision unilat&#233;rale des affaires du monde (rappel des notes pr&#233;c&#233;dentes sur la Charte de La Havane pour le commerce international, ou l'instauration du concept du d&#233;veloppement durable &#224; la place de celui de l'&#233;co-d&#233;veloppement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Les objectifs de Kyoto s'adressent aux pays qui ont ratifi&#233; le Protocole (hors Etats-Unis et Australie) et qui sont soumis &#224; l'objectif chiffr&#233; (-5,2%). Ces pays ne repr&#233;sentent que 40% des &#233;missions mondiales de CO2. L'objectif r&#233;el de diminution des gaz &#224; effet de serre est donc ramen&#233; &#224; 2,08% des rejets mondiaux. Sachant que les &#233;missions de CO2 , pour les pays concern&#233;s du Protocole avaient d&#233;j&#224; chut&#233; d'environ 4,8% durant la phase de n&#233;gociation du Protocole (1990-1997), l'effort de r&#233;duction demand&#233; n'est plus que de 0,4%, sur une cible repr&#233;sentant 40% des &#233;missions mondiales. L'effort de r&#233;duction demand&#233; sur la p&#233;riode de mise en &#339;uvre du Protocole (2008-2012) ne sera donc que de &#8211; 0,16%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Les investissements (MDP) pour un d&#233;veloppement propre se font essentiellement dans les pays &#233;mergents, les pays africains (notamment au sud du Sahel) ne b&#233;n&#233;ficie de quasiment aucun investissement, ce qui montre bien un processus purement sp&#233;culatif du MDP et non l'objectif officiellement avanc&#233; (aide au d&#233;veloppement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] 20% de diminution des &#233;missions de gaz &#224; effets de serre, 20% de diminution de la consommation &#233;nerg&#233;tique, 20% d'&#233;nergie renouvelables, avec 10% d'agrocarburants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Ce rapport a &#233;t&#233; communiqu&#233; par Albert Ody (Conf&#233;d&#233;ration paysanne, Attac Laval), le jour de la formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une formation Attac 'Grand Ouest'</title>
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		<dc:date>2008-11-14T14:00:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;JOURNEE DE FORMATION ATTAC &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; Laval, le 24 janvier 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, EROSION DE LA BIODIVERSITE : Qui fait quoi ? Comment ? Que pouvons nous faire avec Attac ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;chauffement climatique et l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; sont des faits &#224; pr&#233;sent &#233;tablis, de m&#234;me que leur acc&#233;l&#233;ration. Tous les &#233;l&#233;ments fondamentaux de la vie seront affect&#233;s, l'acc&#232;s &#224; l'eau, la s&#233;curit&#233; alimentaire, la sant&#233;, l'environnement. Le changement climatique menace de provoquer des conflits et...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cl44.site.attac.org/spip.php?rubrique32" rel="directory"&gt;R&#233;unions &#034;Vent d'Ouest&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JOURNEE DE FORMATION ATTAC
&lt;p&gt;&#224; Laval, le 24 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, EROSION DE LA BIODIVERSITE : &lt;br class='manualbr' /&gt;Qui fait quoi ? Comment ? Que pouvons nous faire avec Attac ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;chauffement climatique et l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; sont des faits &#224; pr&#233;sent &#233;tablis, de m&#234;me que leur acc&#233;l&#233;ration. Tous les &#233;l&#233;ments fondamentaux de la vie seront affect&#233;s, l'acc&#232;s &#224; l'eau, la s&#233;curit&#233; alimentaire, la sant&#233;, l'environnement. Le changement climatique menace de provoquer des conflits et d'accro&#238;tre des migrations &#224; l'&#233;chelle mondiale. La situation &#233;cologique se d&#233;grade &#224; une vitesse sans pr&#233;c&#233;dent. Les cons&#233;quences en seront d'autant plus graves si rien n'est entrepris rapidement et &#224; la hauteur des enjeux, au niveau international (Protocole de Kyoto), national (Grenelle de l'environnement) et local (Plans climats territoriaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport du S&#233;nat de juin 2006, consacr&#233; au changement climatique pr&#233;cisait que &#171; si les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre s'accroissent durablement, il existe des risques d'emballement et de d&#233;but de d&#233;r&#232;glements climatiques graves contre lesquels nos soci&#233;t&#233;s ne sont pas arm&#233;es &#187;. Le second rapport de d&#233;cembre 2007 consacr&#233; &#224; l'&#233;rosion de la biodiversit&#233;, intitul&#233; l'autre choc, concluait que &#171; l'homme par ses activit&#233;s &#224; l'&#233;chelle mondiale, fait &#233;voluer et appauvrit le monde du vivant &#224; un rythme sans pr&#233;c&#233;dent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport &#224; des enjeux totalement in&#233;dits dans l'histoire de l'Humanit&#233;, la finance s'est empar&#233;e de la crise environnementale et la valorise par l'effet du boursicotage des droits &#224; polluer. Dans le contexte de la crise financi&#232;re et &#233;conomique actuelle, des futures &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2009 et dans la perspective du sommet environnemental de Poznan , il est essentiel d'analyser les m&#233;canismes et les cons&#233;quences de la &#171; finance carbone &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux th&#232;mes seront abord&#233;s durant la journ&#233;e, suivis pour chacun d'eux de discussions et d'&#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- l'enjeu global du r&#233;chauffement climatique et de l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; par &lt;strong&gt;Claude Saunier&lt;/strong&gt;, s&#233;nateur des C&#244;tes d'Armor et co-auteur de deux rapports du S&#233;nat sur le climat, la transition &#233;nerg&#233;tique et la biodiversit&#233; (matin) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- les instruments &#233;conomiques pour la lutte contre l'effet de serre par &lt;strong&gt;Aur&#233;lien Bernier&lt;/strong&gt;, auteur de l'ouvrage &#034;&lt;i&gt;Le Climat, Otage de la Finance&lt;/i&gt; &#034; (ed. Mille et Une Nuits) (apr&#232;s-midi)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- D&#233;bats, conclusions de la journ&#233;e et perspectives de travail commun&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e aura lieu le 24 janvier 2008 (9h &#8211; 18h) &#224; Laval, organis&#233;e conjointement par les comit&#233;s locaux de Laval et de Nantes. Elle est ouverte aux adh&#233;rents d'Attac des comit&#233;s locaux du Grand d'Ouest et d'ailleurs, ainsi qu'aux militants ext&#233;rieurs invit&#233;s par les comit&#233;s locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les frais de participation (location de la salle, d&#233;placement, et d&#233;jeuner des intervenants) seront &#224; la charge des comit&#233;s locaux ATTAC et des autres participants ext&#233;rieurs. La remise d'un dossier n&#233;cessitera une demande de participation financi&#232;re modeste aux participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://cl44.site.attac.org/spip.php?auteur5'&gt;contact pour plus amples informations et inscription&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Formation ATTAC sur le r&#233;chauffement climatique</title>
		<link>https://cl44.site.attac.org/spip.php?article124</link>
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		<dc:date>2007-12-09T21:09:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;Formation ATTAC propos&#233;e dans le cadre des s&#233;minaires des attac du Grand Ouest le samedi 19 janvier de 9h00 &#224; 18h00 &#224; Rennes. &lt;br class='autobr' /&gt; Vent d'Ouest JOURNEE DE FORMATION ATTAC samedi 19 janvier 2008 &#224; Rennes &lt;br class='autobr' /&gt;
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : RESPONSABILITES COLLECTIVES ET ENGAGEMENT INDIVIDUEL &lt;br class='autobr' /&gt; La derni&#232;re r&#233;union des comit&#233;s locaux d'Attac du Grand Ouest, qui s'est tenue &#224; St Malo le 21 septembre dernier, a conclu &#224; l'opportunit&#233; de consacrer une journ&#233;e de formation aux adh&#233;rents et militants...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cl44.site.attac.org/spip.php?rubrique32" rel="directory"&gt;R&#233;unions &#034;Vent d'Ouest&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Formation ATTAC propos&#233;e dans le cadre des s&#233;minaires des attac du Grand Ouest le samedi 19 janvier de 9h00 &#224; 18h00 &#224; Rennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vent d'Ouest JOURNEE DE FORMATION ATTAC &lt;br class='manualbr' /&gt;samedi 19 janvier 2008 &#224; Rennes&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : &lt;br class='manualbr' /&gt;RESPONSABILITES COLLECTIVES ET ENGAGEMENT INDIVIDUEL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La derni&#232;re r&#233;union des comit&#233;s locaux d'Attac du Grand Ouest, qui s'est tenue &#224; St Malo le 21 septembre dernier, a conclu &#224; l'opportunit&#233; de consacrer une journ&#233;e de formation aux adh&#233;rents et militants d'Attac sur le th&#232;me du r&#233;chauffement climatique. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'objectif est de fournir un ensemble d'&#233;l&#233;ments permettant d'organiser et d'animer des r&#233;unions publiques sur ce th&#232;me &#224; la veille des prochaines &#233;lections municipales de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e aura lieu le samedi 19 janvier 2008 (9h &#8211; 18h) &#224; Rennes. Elle est ouverte aux adh&#233;rents d'Attac des comit&#233;s locaux du Grand d'Ouest et d'ailleurs. _ L'organisation de cette journ&#233;e et le bulletin d'inscription figurent ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons une r&#233;ponse avant le 20 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien cordialement,&lt;br class='manualbr' /&gt;Michel Marchand, Attac 44 (Nantes) &lt;br class='manualbr' /&gt;Jean T&#233;zenas, Attac 35 (Rennes)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JOURNEE DE FORMATION ATTAC
&lt;p&gt;RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : &lt;br class='manualbr' /&gt;RESPONSABILITES COLLECTIVES ET ENGAGEMENT INDIVIDUEL&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;chauffement climatique est un fait &#224; pr&#233;sent &#233;tabli, de m&#234;me que son acc&#233;l&#233;ration. Tous les &#233;l&#233;ments fondamentaux de la vie seront affect&#233;s, l'acc&#232;s &#224; l'eau, la s&#233;curit&#233; alimentaire, la sant&#233;, l'environnement. Le changement climatique menace de provoquer des conflits et d'accro&#238;tre des migrations &#224; l'&#233;chelle mondiale. Les cons&#233;quences en seront d'autant plus graves si rien n'est entrepris rapidement et &#224; la hauteur des enjeux, au niveau international (Protocole de Kyoto), national (Plan climat &#171; Facteur 4 &#187;) et local (Plans climats territoriaux). Le rapport du S&#233;nat de juin 2006, consacr&#233; au changement climatique pr&#233;cise que &#171; si les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre s'accroissent durablement, il existe des risques d'emballement et de d&#233;but de d&#233;r&#232;glements climatiques graves contre lesquels nos soci&#233;t&#233;s ne sont pas arm&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs th&#232;mes seront abord&#233;s durant la journ&#233;e, suivis pour chacun d'eux de discussions et d'&#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - &lt;strong&gt;l'enjeu global du r&#233;chauffement climatique&lt;/strong&gt; par Claude Saunier, s&#233;nateur des C&#244;tes d'Armor et co-auteur du rapport du S&#233;nat pr&#233;c&#233;demment cit&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - &lt;strong&gt;la question des m&#233;dias&lt;/strong&gt; : comment observer la pr&#233;sentation d'un ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; dans les m&#233;dias par un repr&#233;sentant de l'association ACRIMED ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - &lt;strong&gt;les instruments &#233;conomiques&lt;/strong&gt; pour la lutte contre l'effet de serre par Aur&#233;lien Bernier ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 - &lt;strong&gt;un exemple de mobilisation locale&lt;/strong&gt;, la conf&#233;rence des citoyens sur les &#233;nergies renouvelables en R&#233;gion Pays-de-la-Loire par Genevi&#232;ve Rivoire d'Attac Angers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 - &lt;strong&gt;la mise en &#339;uvre de politiques locales&lt;/strong&gt;, l'exemple du Plan Climat de Nantes m&#233;tropole par Pascale Chiron (&#224; confirmer), &#233;lue &#224; la Communaut&#233; urbaine de Nantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e aura lieu le samedi 19 janvier 2008 (9h &#8211; 18h) &#224; Rennes, organis&#233;e conjointement par les comit&#233;s locaux de Rennes et de Nantes. Elle est ouverte aux adh&#233;rents d'Attac des comit&#233;s locaux du Grand d'Ouest et d'ailleurs. Il sera demand&#233; une participation financi&#232;re de 20 &#8364; pour la location de la salle. Ceux qui le souhaitent pourront b&#233;n&#233;ficier d'un h&#233;bergement militant &#224; Rennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est demand&#233; de renvoyer le bulletin d'inscription ci-dessous avant le 15 d&#233;cembre 2007 pour pr&#233;parer la journ&#233;e de formation.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;BULLETIN D'INSCRIPTION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite participer &#224; la r&#233;union de formation &#171; RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : RESPONSABILITES COLLECTIVES ET ENGAGEMENT INDIVIDUEL &#187; qui aura lieu le 19 janvier 2008, de 9h &#224; 18 h &#224; l'adresse suivante :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Maison du Champ de Mars&lt;br class='manualbr' /&gt;8 Cours des Alli&#233;s&lt;br class='manualbr' /&gt;35000 - RENNES&lt;br class='manualbr' /&gt;Salle : Kaouenn&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;NOM : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;PRENOM : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Comit&#233; local d'ATTAC : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Adresse : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Courriel : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;bergement militant &#224; Rennes le vendredi 18 janvier : i) OUI ii) NON&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentaires et suggestions : &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..............&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est propos&#233; que chaque personne vienne avec sa nourriture et ses sp&#233;cialit&#233;s locales que nous mettrions en commun pour le d&#233;jeuner.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Renvoyer le bulletin d'inscription &#224; :&lt;br class='manualbr' /&gt;Michel MARCHAND (ATTAC 44, Nantes)&lt;br class='manualbr' /&gt;3, rue de Budapest, 44000 NANTES&lt;br class='manualbr' /&gt;courriel : &lt;a href=&#034;mailto:mmarchan@free.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;mmarchan@free.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel : 06 71 22 34 40&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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